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La restauration écologique

En expertise ou en appui technique, la mission de restauration écologique du Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées intervient pour tout projet préservant la biodiversité ou restaurant ses composantes locales.

Contacts : Brice Dupin (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., 05 62 95 85 35); Sandra Malaval (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., 05 62 95 87 86)


Chaque chantier de restauration écologique exige une réponse technique adaptée, notamment à son environnement, aux conditions naturelles locales. Quelques exemples :

 

  • pelle mecanique

    Transférer des touffes pour accélérer la formation d’un couvert végétal riche en semences, plantules et micro-organismes

    Au col de Pailhères (09), le stationnement sauvage avait dégradé les pelouses. Une aire touristique a été aménagée : création d’un chemin, réhabilitation d’un ancien parking. Un transfert de touffes a permis d’enherber rapidement certaines surfaces, et notamment le fossé anti-intrusion.
  • tracteur

    Transférer du foin vert pour revégétaliser un talus en bord de route (si le sol est pauvre et sec)

    La route montant au port de Balès (31) a été élargie. Les talus sont soumis à une forte érosion. Un accord a été passé avec des éleveurs de la Vallée d’Oueil pour faucher des fossés de bords de route et projeter mécaniquement le foin collecté là où la pente était la moins prononcée. Des semences ont été projetées à l’hydroseeder sur les talus les plus pentus, par ailleurs équipés de filets en toile de jute pour stabiliser les semis.
  • quad brosseuse

    Récolter des semences sauvages sur une estive pour ensemencer une piste de ski dès l’automne

    A Peyragudes (31, 65), station de ski du groupe N’PY, des estives sont mise l’été en défens pour y récolter des graines matures de graminées à l’aide d’une « brosseuse » tractée par un quad. Utilisée sans tri sur des sites perturbés, la récolte permet de réimplanter des communautés végétales diversifiées.

  • chardon sur calcaire

    Composer un mélange de semences adaptées à un sol calcaire (ou à un autre type de sol) 

    Au cœur du lapiaz de la station de La Pierre Saint-Martin, le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques n’a d’autre choix que de revégétaliser avec des espèces acceptant les sols calcaires. Des productions ont été lancées pour répondre à cette demande : Avoine des montagnes, Brize moyenne, Fétuque de Gautier, Laîche toujours verte, Anthyllide des Pyrénées, Lotier alpin.


  •  plantules

    Utiliser un agent fixateur pour faire adhérer mieux les semences au substrat

    Sur un talus sensible à l’érosion en Garrotxe (66), il fallait créer un environnement favorable à la survie et à la croissance des plantules. Un filet en toile de jute a été agrafé manuellement. Il a favorisé l’installation d’espèces locales comme la Canche cespiteuse. Si la surface avait été importante et accessible, un mulch à fibres longues directement incorporé dans le mélange de semences, projeté à l’hydroseeder, aurait été plus adapté (économie de temps et de matériaux).  

  • Végétaliser le toit d’une cabane de berger pour mieux l’intégrer au paysageCroquis toit vegetalise
     
    La Réserve naturelle régionale d’Aulon (65) projetait la rénovation d’une ancienne cabane de berger : la proposition du cabinet d’architecte prévoyait un toit végétalisé. Un tapis végétal sera réalisé avec des semences sauvages sur une bâche de 220 m2 posée au sol ; celle-ci sera ensuite déroulée sur le toit.